Le développement économique des BRICS : La croissance unique et les paradoxes

+ Ver comentários

Tout d’abord, il faut faire une differénce entre le concept BRIC et le groupe des BRICS. Pour le premier, on peut faire référence à l’idée de construction et développement pour parvenir à un nouvel ordre international. Pour le second, on constate que dès 2009, il y a une organisation regroupant cinq pays: Brésil, Russie, Indie, Chine et récemment Afrique du Sud. Ces cinq pays composant le BRICS sont considérés comme de grandes puissances émergentes, ils sont respectivement les septième, sixième, troisème, deuxième et vingt-cinquième économies mondiales.

Les BRICS génèrent, ainsi, 14% du PIB mondial et commencent à faire entendre leur voix de « damer le pion » aux pays développés. Ils représentent également 43% de la population mondiale. Puis, ils ont une grande extension territoriale, beaucoup de ressources naturelles et d’énergie. Ils pressent une croissance économique rapide avec un important développement technologique. Mais et la realité sociale? Il y a plusieurs défis communs dont le but principal est d’améliorer la qualité de vie de leur population. Dans les BRICS, la situation sociale se distingue tellement de leur développement économique, lequel demontre les paradoxes de ces pays.

Dans ce sens, il est possible d’identifier de nombreuses situations particulières dans les BRICS en ce qui concerne les fortes inégalités sociales. Bien sûr, ils connaissent inévitablement plusieurs problèmes, comme la concentration de richesses et de revenu - qui provoque les inégalités géographiques et beaucoup de disparités dans un même pays.

Par ailleurs, il y a des problèmes structuraux dans les BRICS: la corruption, la question educationnel, la concrétisation/consolidation démocratique, parmi d’autres. Ce sont des exemples des paradoxes que les BRICS présentent même dans un système de croissance unique. Pour ilustrer ce cas, le Brésil a encore un taux de chômage élevé, un vaste marché informel du travail et une répartition du revenu parmi les plus inégales du monde. Toutefois le pays est la septième économie mondiale, il est le quatre-vingt-cinquième pays dans l’indice de développement humain (IDH).

Or, bien que ces pays présentent tous ces problèmes, il est possible de constater un process jamais vu – surtout au Brésil, qui a connu une véritable transformation les dix dernières années sur le front macroéconomique. L’économie s’est ressaisie rapidement après la crise mondiale de 2008-09, grâce à des mesures publiques prises en temps opportun et à la croissance annuelle en 2010 qui a été la plus forte depuis deux décennies.

Afin de atteindre rapidement le status des pays à revenu élevé, ces pays doivent avant tout parvenir à instaurer une croissance forte et durable. À cet effet, les autorités devront poursuivre des politiques macroéconomiques, sociales et environnementales avisées et des réformes structurelles destinées à stimuler l’investissement et à favoriser le développement des infrastructures. Par exemple, en améliorant la qualité de l’enseignement et en veillant à ce que les dépenses bénéficient aux plus pauvres, on peut faire beaucoup pour réduire la pauvreté et donner des chances aux nouvelles générations sans faire peser une charge excessive sur le budget.

Malgré les différences historiques, culturelles, politiques et géographiques, l’objectif des gouvernements des BRICS, c’est de faire en sorte que les reformes et les aides (les investissements nécessaires) soient mises en pratique dans tous les pays des BRICS de manière systématique.

Au plan international, ils trouvent des possibilités qui leur permettent d’agir collectivement vers un objectif commum. Donc, le résultat est une perspective multilatérale sur la gouvernance mondiale. L’axe fondamental de la convergence est la vision de la nécessité d’une ordre multipolaire, plus juste, égal et equilibré.

Cependant les BRICS intriguent et fascinent, interpellent surtout par les ambiguités qui les traversent. Enfin, la poursuite du développement en plénitude avec la protection sociale supposera toutefois de faire face à des défis importants. C’est-à-dire un environnement macroéconomique sain permettra aux gouvernements d’améliorer l’allocation des ressources et de faire avancer les programmes de réformes structurelles, conduisant ainsi au développement du capital matériel et humain et à une plus grande inclusion sociale.

Ainsi, l’union des BRICS représentent avant tout un mécanisme informel de dialogue et de concertation dans les pays qui ont une importante expression économique, politique et démographique. Ils partagent le fort désir mutuel pour la paix, pour la sécurité et pour le développement humain (pour les 3 milliards de personnes de différents continents). Les BRICS ont ensemble l’idéal « vision large, une prospérité partagée » qui doit se réaliser « chaque fois plus » pour la promotion de la croissance avec la protection sociale laquelle surmonte les paradoxes.